Renouvellement de la convention de mécénat avec l'Institut Curie

signature convention mécénat KDOG
Mai 2022

Mercredi 25 mai, à Paris, l’Institut Curie et SERIS ont signé la prolongation de la convention de mécénat de compétences pour le projet KDOG.

Elle a été signée par Pr Thierry Philip, président du directoire de l'Institut Curie et Cédric Périer, président exécutif SERIS France, en présence d’Isabelle Fromantin, Responsable scientifique du Projet, ainsi qu'une partie de l'équipe KDOG en charge du projet.

 

SERIS signe son réengagement envers ce projet ambitieux et prometteur.

Depuis 2017, SERIS participe à ce programme de recherche et de dépistage précoce des cancers du sein. Ce projet à portée internationale mise sur l’odorologie canine, dont les aptitudes olfactives sont 30 fois supérieures à celle de l’Homme. Longtemps mises au service de la sûreté et de la sécurité, notamment pour la détection d’explosifs ou d’armes à feu, les capacités des chiens permettent aujourd’hui d’accompagner les progrès scientifique et médical.

Ce mécénat de compétences a permis de mettre à disposition le savoir-faire cynophile des équipes de SERIS France. Depuis cinq ans déjà, ils ont une toute autre mission : le dépistage précoce des cancers du sein.

Un processus de détection simple a été mis en place dans le centre de dressage, situé dans la Marne : les chiens sont éduqués à distinguer les odeurs à travers des cônes d’olfaction. Jusqu’ici les échantillons qu’ils reniflaient, sans les toucher, étaient des compresses que les femmes volontaires de l’étude avaient portées pendant une nuit sur leur sein et qui étaient imprégnées de leur sueur. Le protocole vient d’évoluer récemment. Pour chaque échantillon, le chien est capable de reconnaître l’odeur des composés organiques volatils (COVs) émis par les tumeurs et la signale alors par une posture statique assise.

Pour ne pas dépendre de ces échantillons (compresses tissu), l’équipe scientifique KDOG travaille sur la reproduction chimique des COVs. Ils vont à terme remplacer les compresses par des échantillons d’urine des patientes.

Utiliser ses échantillons présentent plusieurs avantages

  • Échantillonnage hospitalier - Maîtrise de la collecte et du conditionnement 

  • Urine stérile - Absence de polluants et autres contaminants 

  • Multiples échantillons possibles par prélèvement d’urine - Maîtrise du besoin en volontariat 

  • Élimination les biais observés avec les compresses en tissu 

Cette utilisation des échantillons d’urine prendra place en 2022-2023.

 

Ce projet ne cesse d’évoluer ! SERIS souhaite l'accompagner le plus loin possible.