Mots croisés entre deux femmes d’action & de conviction

04 Octobre 2021
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A l’occasion d’Octobre Rose - mois dédié à la sensibilisation et à la lutte contre les cancers du sein - la parole est donnée à deux femmes concernées.
Leur dialogue à bâton rompu nous rappelle comment et pourquoi elles sont engagées dans la recherche d'une meilleure prévention pour les femmes, chacune à leur manière, bien différente. C’est grâce au projet KDOG qu’elles se sont rencontrées, l’une soutenant le projet un peu fou de l’autre : le pari d’une détection précoce du cancer du sein par l’odorologie canine. Ces mots croisés empreints
de solidarité féminine montrent à quel point la lutte contre le cancer nécessite l’implication de tous et toutes !

 

Isabelle Fromantin, chercheure & Audrey Prou, représentante de la famille Tempereau, actionnaire du groupe SERIS

Isabelle F. Je dois dire que quand j’ai su qu’un grand groupe de sécurité pourrait être notre partenaire pour dresser les chiens pour le projet KDOG, j’ai un peu grogné… Cela faisait des années que je travaillais sur ce projet, je n’avais pas envie d’avoir affaire à un gros industriel alors que nous sommes une petite équipe de chercheurs qui fait tout elle-même. Mais lors de notre première rencontre, j’ai vite été rassurée parce que vous avez une approche très humaine de votre rôle dans la société.

Audrey P. Oui je m’en souviens, j’étais très intriguée et très intéressée par ce projet complètement unique et inédit. En tant que femme, je me sentais directement concernée par le cancer du sein. Ça me paraissait aussi très important de soutenir cette cause, y compris dans notre secteur de la sécurité qui est encore très masculin, même si ça change, heureusement. C’était totalement nouveau pour nous, car si nous détenons depuis longtemps une véritable expertise en cynophilie, le domaine de la santé pouvait à première vue paraître loin de celui de la sécurité, et pourtant…
 

Isabelle F. Oui pourtant ce n’est pas si éloigné, il s’agit bien de protéger la population dans les deux cas ! Votre métier - celui de la sécurité et de la sûreté - on le connaît mal, et comme je suis curieuse comme une chercheuse, c’était l’occasion d’en apprendre un peu plus, de ne pas rester sur l’image de l’agent de sécurité “grand et baraqué”. Grâce à vous, le travail avec les experts cynophiles du projet KDOG se passe bien. Nous, les professionnels de santé, on sait regarder au microscope, faire des hypothèses, des analyses, prendre soin des patients, mais on ne savait pas comment parler aux chiens…
 

Audrey P. Oui c’est un métier ! Nous sommes très heureux d’avoir décidé en 2017 de vous soutenir sur la durée : cela fait partie de nos convictions et de notre volonté commune d’œuvrer pour la prévention. Contribuer à faire avancer la science et la médecine à travers notre partenariat fait la fierté des collaborateurs de SERIS, et ils sont 7 500 en France et plus de 40 000 à travers le monde ! Il y a même l’équipe de Pologne qui m’a appelée pour me demander de participer activement au projet.
 

Isabelle F. Tiens… la Pologne c’est la patrie de Marie Curie qui a fondé et donné son nom à notre Institut, une femme exceptionnelle, la seule à ce jour qui a été deux fois Prix Nobel. Son audace nous inspire chaque jour dans notre mission de lutte contre les cancers ; c’est elle qui a instauré ce continuum entre recherche et soins des malades de cancer. La transversalité est primordiale dans nos travaux. Par exemple, KDOG, c’est une grande famille, il y a des chirurgiens, des data scientists, des vétérinaires, des éthologues, des femmes volontaires, des laboratoires d’analyses, des chimistes, des experts cynophiles SERIS et donc… des chiens, ce qui en fait un projet vraiment unique. C’est aussi pour ça qu’on y tient et qu’on a envie d'emmener tout le monde le plus loin possible. Mais sans les chiens, on ne ferait rien et on était décidé à ne pas travailler avec des robots...
 

Audrey P. Il faut dire que les chiens sont des collaborateurs à part, il faut les caresser dans le sens du poil ! D’abord, il ne s’agit pas de n’importe quelle race de chien et puis c’est beaucoup de soins et de patience pour les éduquer. Chez nous, ils ont plutôt l’habitude de flairer des explosifs ou des punaises de lit… Et finalement, c’est formidable que leur odorat exceptionnel puisse aussi servir la médecine, et en particulier aux femmes éloignées de la mammographie pour des raisons géographiques sociales ou financières. Cette potentialité d’une solidarité Nord-Sud ne nous a pas échappé, ce serait formidable si KDOG pouvait s’exporter dans les pays en voie de développement.
 

Isabelle F. Oui bien sûr, il y a cet objectif ( à long terme) dans notre projet. Trop de femmes sont encore éloignées du dépistage systématique du cancer du sein, ce qui représente beaucoup trop de cancers évitables ! Mais, le temps de la recherche est long et nous avons besoin de la collaboration de tous : que ce soit des patientes, des chercheurs et de partenaires mécènes comme SERIS.
 

Audrey P. Vous pouvez compter sur nous pour continuer à soutenir le projet KDOG aussi longtemps que possible. C’est un engagement que nous renouvelons et auquel nous tenons beaucoup, car il contient les valeurs humaines de notre entreprise, il contribue à l’amélioration de la santé des femmes tout en donnant un sens nouveau à notre métier.

 

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