Comment exploiter l’analyse des risques sûreté / malveillance de son site Seveso ?

27 Septembre 2018
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Comment exploiter l’analyse des risques sûreté / malveillance de son site Seveso ?

La composition et l'organisation du service de surveillance humaine d'un établissement Seveso sont souvent empiriques. Elles sont le résultat d'une succession de décisions prises suite à divers évènements subis sur le site industriel ou au gré des évolutions contextuelles et des contrats avec des entreprises privées de sécurité. Or, cette surveillance opérationnelle peut être rapidement insuffisante ou surdimensionnée si des mécanismes plus fins ne sont pas mis en œuvre entre une analyse globale des risques sûreté / malveillance et les spécifications de ce service de surveillance.

A la suite d’une analyse ou d’un audit de risques, certaines données sont essentielles à prendre en compte. Elles serviront de "données d'entrée" à la composition du service de surveillance et/ou de télésécurité.

Les principaux éléments analytiques sont les suivants :

 

  • les points d'accès sur l'emprise industrielle, l'étude des flux et l'organisation des contrôles d'accès pour les personnels permanents ou temporaires, les visiteurs, les entreprises extérieures, les livraisons et expéditions (dont celles de substances dangereuses) ainsi que les secours ;
  • les scénarios de risques significatifs d'atteinte à des cibles vis-à-vis desquels l'(les) agent(s) de sécurité a(ont) des missions en matière de dissuasion, d'identification d'une situation anormale (dès le stade des signaux faibles), d'analyse et également de réaction ;
  • le temps de résistance mécanique des couches successives (périphérie, périmétrie, ponctuelle) associé aux délais de détection d'une intrusion et de transmission d'une alarme afin d'équilibrer son "équation de la sûreté" ;
  • les interactions de la surveillance humaine avec les technologies de détection ou les moyens d'assistance en place tels que la vidéosurveillance, les drones, les robots… ;
  • les moyens de maîtrise des risques accidentels (dispositifs fixes d'extinction ou de refroidissement, réseau incendie et sources d'énergie de secours par exemple) faisant l'objet d'une surveillance renforcée afin d'assurer la protection physique de ces points névralgiques ;
  • les périodes de fonctionnement normal (journée, quarts de production…), d'arrêt de l'activité et de chantiers, les situations d'urgence (plan d'opération interne - POI) ou de crise de manière plus générale ;
  • les modalités de surveillance et d'intervention par les mêmes ressources vis-à-vis des risques incendie et techniques ;
  • les modalités de contrôle opérationnel des moyens de maîtrise des risques.

 

Une telle méthodologie présente les avantages d'une approche raisonnée, de l'analyse critique d'une configuration actuelle éventuellement non-performante et d'une étude de toutes les pistes possibles de polyvalence des agents qui sont souvent largement possibles dans l'industrie, hors-champ des SSIAP.

La règle APSAD R8 relative à la surveillance des risques opérationnels est un référentiel reconnu de bonnes pratiques. Sa prochaine évolution permettra également de détailler les modalités relatives à l'externalisation.

 

La direction métier sécurité industrielle de SERIS peut à la fois réaliser une analyse des risques sûreté / malveillance dans un contexte industriel ou exploiter une étude déjà menée afin de vous conseiller pour ajuster un service de surveillance, actuel ou futur, performant et auditable.

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